AIRBOURNE

(AU / METAL HARD-ROCK)
Mardi 11 Juillet
Scène Paul Mas

Si l’on en croit le fantasque leader d’Airbourne, il suffit d’une guitare, de trois accords et de quelques bières pour faire de belles choses dans le rock !... A voir le succès du groupe australien depuis son apparition sur la scène internationale il y a quelques dix ans, on serait tenté de le croire. Il faut dire que leur cocktail ultravitaminé à base de rock hyper musclé et de mélodies plus destinées au headbanging qu’à la contemplation leur ont taillé une place de choix dans le cœur de tous les amateurs de musique tapant fort et dur. Et de l’énergie la petite bande emmenée par les frères O’Keeffe en a plus que de raison, à l’image de son frontman qui n’aime rien tant que grimper en haut des structures scéniques pour délivrer ses solos furieux. Leur recette est simple, jouer vite, jouer fort, jouer sans se poser de questions. 

De son premier album, “Ready to rock” en 2004, au récent “Breakin’ outta hell” sorti en 2016, Airbourne a toujours suivi la même ligne, celle d’un hard-rock classique fait d’envolées lyriques et de riffs furieux, de chevauchées fantastiques et de rythmiques entêtantes, celle d’une musique qui n’a pas pour but de faire réfléchir, optant plutôt pour une bonne dose de fun et de superficialité. Frénétique et hautement énergisante, la musique des australiens ne cherche pas à révolutionner le genre, mais avec ses titres costauds et accrocheurs, devient une véritable cure anti-morosité, un appel universel à l’insouciance et au slam, un sabbat métallique hargneux destiné à mettre à mal toutes les cervicales passant à portée de décibels. En ouvrant pour la première fois leurs portes au hard-rock, les Déferlantes Sud de France entrent dans une autre dimension, celle d’un boucan d’enfer qui fera trembler le Parc de Valmy de haut en bas, et réciproquement, à grands coups d’hymnes teigneux et diaboliquement énergisants.

Partager cette page